Le Canada se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète et de nombreuses villes canadiennes, telles que Toronto, Montréal, Kelowna et Régina, risquent de voir au moins quatre fois plus de journées par an avec des températures supérieures à 30 degrés Celsius. Les zones urbaines sont vulnérables à l'impact des événements de chaleur extrême en raison de l'effet d'îlot de chaleur urbain, qui est une zone urbaine ou métropolitaine significativement plus chaude que ses zones rurales environnantes en raison des activités humaines. Ceci, combiné au fait que les résidents des logements communautaires sont exposés à un risque accru de morbidité et de mortalité liées à la chaleur, présente des risques significatifs pour la vie et le bien-être humain.

La vague de chaleur de 2021 en Colombie-Britannique a entraîné 619 décès liés à la chaleur, dont 98 % se sont produits à l'intérieur des maisons. Les personnes âgées de 70 ans et plus et les personnes atteintes de troubles physiques et mentaux chroniques ont représenté un nombre disproportionné de décès, respectivement 67 % et 91 %. Les identités croisées placent les locataires de logements communautaires à un risque accru de morbidité et de mortalité liées à la chaleur en raison d'une capacité d'adaptation réduite.

Aperçu de l’enjeu

« Depuis des décennies, nous traitons le logement au niveau des bâtiments. C’est là que notre réflexion s’arrête. Nous devons penser au logement dans un contexte communautaire, car c’est ainsi que cela affecte le mode de vie des individus et leurs comportements, qui sont tous importants dans un contexte de changement climatique [traduit par nos soins]. »

Steve Mennill, Consultant en planification, financement, et politique du logement et ancien Chef du changement climatique à la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL)